À une période (XIXe siècle) où l’on croit à la génération spontanée (pour exemple : on pensait que les asticots étaient « générés spontanément » par la viande), Louis Pasteur, en pionnier de la microbiologie, démontre l’importance des micro-organismes, leur rôle dans les infections.

Portrait de Louis Pasteur – Tableau de Albert Edelfelt, 1885

En analysant l’infiniment petit de l’époque, il recherche des moyens de guérir.

Allant plus loin qu’Edward Jenner, Louis Pasteur met au point un traitement utilisant le virus lui-même pour obtenir l’immunisation. En 1880, il est désormais en pleine possession de sa méthode expérimentale. Il décide de l’appliquer à l’étude d’une maladie humaine et choisit la rage parce qu’elle affecte non seulement l’homme, mais aussi l’animal (sur lequel il peut faire des tests).

L0042493 Louis Pasteur. Colour lithograph by Amand Credit: Wellcome Library, London.

Le virus de la rage des loups, renards et chiens est alors présent dans toute l’Europe et cause plusieurs centaines de décès humains.Malgré ces résultats satisfaisants obtenus sur les chiens, Louis Pasteur redoute de passer aux essais chez l’homme.

Le Flacon à Col de Cygne – illustration de Toony

Le matin du 6 juillet 1885, un garçon de neuf ans, Joseph Meister, venu d’Alsace et mordu quatorze fois par un chien enragé, donne l’occasion à Louis Pasteur de vaincre ses ultimes hésitations et de tester son traitement chez l’homme. Cette première vaccination est un succès : Joseph Meister ne développera jamais la rage et deviendra le premier être humain vacciné.

Joseph Meister vacciné sous la surveillance de Louis Pasteur en 1885 – GAMMA-RAPHO

Bientôt, venant de toute la France et d’étranger, une multitude de «mordus» se présentent à Paris. Face à cette affluence, Louis Pasteur décide de fonder un centre spécialement dédié à la vaccination, qui soit également un centre de recherche et un centre d’enseignement.

Trois ans plus tard, l’Institut Pasteur est inauguré.

Inauguration de l’institut Pasteur le 14 novembre 1888 a Paris, gravure — Opening of Pasteur institute in Paris on November 14, 1888, engraving

«D’une situation très confuse, le génie de Pasteur a toujours été de trouver, dans cette confusion initiale, un fil conducteur qu’il a suivi avec constance, patience et application», André Pichot chercheur au CNRS.

Aujourd’hui encore, l’institut Pasteur est au front pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire que nous sommes en train de subir.

Institut Pasteur de nos jours

Par Nathalie Kauffmann,

(1 commentaire)

  1. Ce fût un génie et je ne doute pas que nos chercheurs actuels suivent ses traces,bravo à tous nos médecins et chercheurs scientifiques

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