Le réveillon de la saint-Sylvestre, le Nouvel An Chinois, Awal Muharram (Nouvel An de l’hégire), Rosh Hashana (Nouvel An hébreu) ou encore Novii God (Nouvel an Russe), les noms sont nombreux mais désignent tous une même fête : celle du passage à la nouvelle année. Considérant cette nuit comme un rite de passage vers un nouveau départ et souvent synonyme de fête, chacun la célèbre à sa manière. Selon les cultures, sa date et les traditions qui l’accompagnent diffèrent, alors penchons-nous sur ce phénomène, que l’on aime à voir comme un chemin vers les bonnes résolutions !

Si les noms diffèrent, les dates aussi, selon les traditions des pays et l’utilisation du calendrier grégorien, julien ou lunaire. Universellement, la date de la renaissance annuelle est admise le 1er janvier mais par exemple, le Nouvel An Chinois se célèbre entre le 20 janvier et le 18 février. Quant au nouvel an musulman, sa date est fixée selon le premier jour de l’année lunaire et du premier mois du calendrier islamique.

Focus sur quelques traditions du jour de l’An :

Le Nouvel Japonais, ou Oshōgatsu  

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Célébré dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, ce sont 108 coups de gong qui annoncent l’heure du passage à la nouvelle année. Les familles ont coutume de se réunir au Temple pour assister au spectacle. Mais le Nouvel An Nippon commence fin décembre par un grand ménage appelé ôsôji, symbolisant la purification de l’année écoulée. Puis l’on prépare les Mochis, gâteau de riz gluant ainsi que les plats qui seront consommés les premiers jours de la nouvelle année. Les Japonais accueillent les divinités du nouvel an en préparant divers plats traditionnels : gâteaux de riz, poissons, légumes et plantes sauvages comestibles. A cette période, une famille japonaise envoie entre 50 et 100 cartes de vœux selon une tradition prise très au sérieux au Japon. L’incontournable coutume veut qu’elles arrivent le 1er janvier chez leur destinataire.

Le Nouvel An Chinois

Nouvel an Chinois Paris

Autrement nommé Nouvel An Lunaire ou fête du printemps, il est célèbre pour ses feux d’artifices grandioses à travers le monde. Sa date varie d’une année à l’autre en fonction du calendrier luni-solaire chinois. Célébré le premier jour d’une nouvelle lune, en Chine et dans les pays où l’influence de la culture chinoise est importante (Singapour, Malaisie, Philippes, Indonésie…), il trouve son origine dans des récits légendaires. Pour s’y préparer, les maisons et bâtiments sont habillés de rouge. Traditionnellement, s’en suit le repas du Nouvel An chinois qui a lieu du domicile des aînés de la famille. La famille partage des plats symboliques à base de poisson et il s’accompagne d’une cérémonie religieuse en hommage aux ancêtres. La coutume veut que l’on se couche le plus tard possible ce soir-là, gage de longévité. Le temps s’écoule alors en jouant au Majhong et un peu partout dans les villes, des spectacles de danse du dragon et du lion illuminent les festivités de la nouvelle année.

La fête du Nouvel An chinois est une pratique inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français. A cette occasion plusieurs événements ont lieu dans la capitale française pour célébrer la nouvelle année chinoise.

Le Nouvel An orthodoxe

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Survivance du calendrier julien, il est aussi joliment appelé « Ancien Nouvel An ». Célébré en Russie, en Ukraine et dans bien d’autre pays slaves de culture orthodoxe il a couramment lieu dans la nuit du 13 au 14 janvier. Mais le passage à la nouvelle année se célèbre également le 31 décembre au soir, faisant de la nouvelle année un événement célébré deux fois. Le Nouvel An du 31 décembre est festif tandis que l’ancien nouvel an est plus culturel et religieux. Moins festif et plus traditionnel, le Nouvel an orthodoxe marque la fin des fêtes de fin d’années avec un ultime grand repas composé de spécialités culinaires traditionnelles et de vodka.

La célébration du Nouvel An observe de nombreuses traditions selon les civilisations. Véritable phénomène culturel, il est symbole de renouvellement et de changement, de l’entrée dans une nouvelle ère. La nouvelle année symbolise un moment où tout peut changer et c’est en cela qu’il a quelque chose de sacré. Chaque civilisation possède ses propres codes et ses rites de passage. Repas, musiques, embrassades et vœux sont communs malgré des traditions, des dates et des symboliques différentes.

Alors, comme le veut la tradition, nous vous souhaitons « Une bonne année et une bonne santé », « Akemashite omedetô », « Xin nian kuai le » ou encore « S novim godom » !

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Par Violette Martin,

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