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Cela faisait quinze ans que l’artiste Zao Wou-Ki n’avait pas été exposé en France… Cette année, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris a l’honneur de présenter, enfin, une grande exposition consacrée au génialissime peintre et sculpteur chinois. Zao Wou-Ki, L’espace est silence, une échappée onirique dans l’imaginaire de cet immense artiste…

Né à Pékin le 1er février 1920, T’chao Wou-Ki (qui choisira le pseudonyme de Zao Wou-Ki dès son arrivée en France), dessine et peint dès l’âge de 10 ans. En 1935, il entre à l’École des beaux-arts de Hangzhou au sein de laquelle il apprendra le dessin (d’après un plâtre et d’après un modèle vivant), la peinture à l’huile mais aussi la peinture traditionnelle chinoise, la perspective occidentale et la théorie de la calligraphie. Alors que l’enseignement prodigué par ses professeurs est essentiellement tourné vers une peinture classique et l’exactitude du rendu, Zao Wou-Ki cherche à s’affranchir de ces modèles. Il quitte la Chine en 1948 pour venir s’installer à Paris, dans un petit atelier voisin de celui d’Alberto Giacometti. Influencé par la minutie chinoise qui valorise « le vide autant que le plein », par les maîtres de la peinture occidentale tels Monet, Cézanne, Matisse et Picasso, subjugué par les œuvres de Paul Klee et l’action painting américain (forme d’expressionnisme abstrait, mouvement artistique aux formes multiples apparu peu après la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis), il est de ces artistes aux influences multiples. Disparu en février 2013, Zao Wou-ki est à ce jour l’artiste chinois le plus cher au monde.

Tantôt poétiques et délicates, tantôt fortes et tourmentées, les œuvres de l’artiste qui peignait en musique sont incontestablement vivantes. De l’art abstrait, non figuratif, duquel se dégage une incroyable palette d’émotions. Zao Wou-ki peint la nature et non des paysages. Nuance. Ses créations sont reconnaissables entre toutes : un subtil mélange de formes troubles, de gestes larges, d’envolées lyriques, de pastel et de couleurs tumultueuses… Le support de création est toujours monumental et la nature, en quête d’espace perpétuel, semble jaillir, bondir, se mouvoir dans chaque coup de pinceau, chaque pigment écrasé au couteau. Zao Wou-Ki ne représente pas ce qu’il voit, il évoque, suggère, ressent… et fait ressentir. Un océan, un champ, une terre brûlée… se succèdent à travers cette sublime exposition qui, sous le commissariat de François Michaud et Erik Verhagen et soutenue par la Fondation Zao Wou-Ki, présente une sélection de quarante œuvres de très grande envergure et dont certaines, comme un ensemble d’encres de 2006, n’ont jamais été exposées. Immanquable.
 

Zao Wou-Ki, L’espace est silence
Jusqu’au 6 janvier 2019
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

 Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson
75116 Paris

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