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Le lundi 11 juin dernier, Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, remettait les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur au talentueux photographe Ralph Gibson. Pour cette grande occasion, ce dernier offrait à la France l’ensemble de son travail réalisé dans notre beau pays. Un cadeau d’une valeur inestimable…

Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1986, Médaille d’excellence Leica en 1988, prix « 150 Years of Photography » de la Photographic Society of Japan en 1989, un premier doctorat honorifique en beaux-arts de l’Université du Maryland en 1991, Grande Médaille de la Ville d’Arles en 1994, un second doctorat honorifique en beaux-arts de l’Ohio Wesleyan University en 1998, Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 2005 et récompensé du Lucie Award pour l’ensemble de sa carrière en 2008… Une carrière couronnée de succès, à la hauteur de l’immense talent de ce grand monsieur qu’est Ralph Gibson. Né le 16 janvier 1939 à Los Angeles, en Californie, il est considéré comme un véritable génie de la photographie, et est reconnu à travers le monde pour avoir inventé un nouveau langage photographique dans les années 70. À travers ses clichés cadrés de près et une mise en scène de nuances mélancoliques en noir et blanc, le photographe américain, au-delà d’un visuel figé à jamais, nous raconte une histoire. Car loin de se restreindre au photojournalisme et à la photographie documentaire, Ralph Gibson a choisi la photographie d’art, offrant un sens narratif à la contextualisation et à la juxtaposition surréaliste.

Après avoir découvert la photographie à l’âge de 16 ans alors qu’il s’engage dans la marine américaine, et avoir été l’assistant de Dorothea Lange, puis de Robert Frank entre 1961 et 1968, il développe un style très personnel qui contribuera à l’éclosion de la fine art photography américaine. Il ne s’agit plus de capturer la réalité, mais d’immortaliser ce que l’artiste voit. Ce dernier utilise ainsi l’appareil photo comme un outil supplémentaire pour créer une œuvre d’art. La photographie d’art a cette particularité d’aller au-delà de la représentation littérale d’une scène ou d’un sujet. Elle est le reflet des sentiments du photographe, l’expression même de sa vision artistique. Les réalisations de Ralph Gibson sont reconnaissables entre mille : noir et blanc, contrastes poussés à l’extrême, subjectivité et onirisme. Alors que les années 70 sont submergées par le photojournalisme et par les New Topographics (photographes abordant le paysage industriel américain de façon neutre et frontale), le jeune photographe balaie toute forme de bienséance, ses clichés sans légendes laissant libre cours à toute interprétation.

Du haut de ses 79 printemps, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur (décoration honorifique française pour service rendu à la Nation) au sein de la galerie parisienne Thierry Bigaignon, le photographe au légendaire regard bleu azur nous a offert le plus beau des présents : l’ensemble de ses réalisations inspirées par la France, y compris les droits d’exploitation commerciale post mortem. Nous retiendrons ses mots extraits de son ouvrage The Somnambulist, publié en 1970 par sa propre maison d’édition indépendante (Lustrum Press) : « À chaque image, la seule question que je me posais, c’est me demander si elle faisait partie de mon rêve. » Il vient de réaliser celui de la France.

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Ralph Gibson aux côtés de Françoise Nyssen, Ministre de la culture, 11 juin 2018 © Galerie Thierry Bigaignon

Site officiel de Ralph Gibson, ici !

Pour découvrir la Galerie Thierry Bigaignon, rendez-vous sur  : www.thierrybigaignon.com/

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