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Jusqu’au 9 septembre prochain, le Musée d’art moderne André Malraux au Havre présente « Né(e)s de l’écume et des rêves », une exposition qui propose d’explorer l’imaginaire inhérent à l’univers marin, à travers les créations d’artistes de la seconde moitié du XIXe puis du XXe siècle… 

Situé en bord de mer, le Musée d’art moderne André Malraux du Havre est un établissement muséal entièrement dédié à l’espace et à la lumière. Inauguré en 1961 par André Malraux, sa structure aérienne toute en transparence et en légèreté en fait un véritable chef-d’œuvre de modernité. L’endroit rêvé, me direz-vous, pour accueillir en beauté une exposition consacrée à l’immensité bleue, cet océan fascinant, inquiétant, terriblement grand et mystérieux, à l’origine de nombreux fantasmes et divagations… Alors qu’au fil des années les recherches scientifiques océanographiques lèvent petit à petit le voile sur ce monde abyssal méconnu, l’exposition propose d’explorer les œuvres de nombreux artistes de la seconde moitié du XIXe, puis du XXe siècle, inspirés par ce monde fantasmagorique se substituant à toutes nos certitudes terrestres.

Alors que le livre sur la théorie de l’évolution de Darwin paraît en 1859 et que le premier câble téléphonique sous-marin entre l’Europe et l’Amérique est posé, le tout premier laboratoire français de zoologie et physiologie marine est créé à Concarneau. Une douzaine de stations maritimes fleuriront alors sur les côtes françaises, contribuant à l’exploration des fonds marins jusqu’alors inconnus de l’homme, et offrant ainsi à de nombreux artistes un terrain d’observation inespéré. Peu à peu, l’art s’éloigne des mythes de l’Antiquité, laissant libre cours à une créativité mêlant fantasme et inspiration liées aux découvertes contemporaines.

Sous le commissariat d’Annette Haudiquet (directrice du MuMa), Denis-Michel Boëll (conservateur général du Patrimoine) et Marc Donnadieu (conservateur en chef au musée de l’Élysée à Lausanne), l’exposition présente 180 œuvres : de la peinture au dessin, de la sculpture à la photographie en passant par la vidéo, la gravure, les œuvres sonores, la littérature, le travail du verre ou de la céramique, les créations de plus d’une centaine d’artistes s’offrent au regard. Anna Atkins, Gustave Moreau, Odilon Redon, Arnold Böcklin, Auguste Rodin, Emile Gallé, Max Klinger, Adolf Hiremy-Hirschl, Jean-Francis Auburtin, Mathurin Méheut, Man Ray, Max Ernst, Brassaï, Jean Painlevé, Philippe Halsmann, Pierre et Gilles, ou encore Nicolas Floc’h et Elsa Guillaume sont ainsi présentés au cœur de ce musée, véritable écrin architectural ouvert sur le paysage maritime du Havre.

Alors que durant des siècles les abysses ont suscité peur et fantasmes effroyables, c’est aujourd’hui l’homme qui tremble pour le devenir du biotope marin. Né(e)s de l’écume et des rêves, une belle façon de réaliser, une fois de plus, à quel point les océans méritent d’être préservés, que l’on ait envie de croire ou non à l’existence des sirènes et autres chimères…


Né(e)s de l’écume et des rêves

Jusqu’au 9 septembre 2018

Musée d’art moderne André Malraux
2 Boulevard Clemenceau
76600 Le Havre

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A propos de l’auteur Raphaèle Santamaria

La Rédac'

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