Facebook
Twitter
LinkedIn
Google+
https://cultureasy.media/2017/12/20/andre-derain-la-decennie-radicale-1904-1914/
INSTAGRAM

Jusqu’au 29 janvier 2018, le Centre Pompidou présente l’œuvre d’André Derain, artiste majeur du XXe siècle. L’exposition « André Derain – La décennie radicale. 1904-1914 » s’avère exceptionnelle, le peintre n’ayant pas été exposé en France depuis plus de vingt ans…

Lorsque l’on pense à André Derain, on pense peinture et, plus particulièrement, toiles aux couleurs éclatantes. Mais l’artiste possédait de nombreux atouts dans sa manche… Au-delà d’une créativité débordante et d’une production d’œuvres semblant inépuisable, ce natif de Chatou, décédé à Garches en 1954, était également peintre de décors, de costumes de ballet et de théâtre, graveur et illustrateur. Contemporain de Braque, Picasso, Matisse, Chagall, Modigliani ou encore de Vlaminck, il est l’un des principaux acteurs de la scène avant-gardiste du début du XXe siècle et est considéré comme le pionnier du cubisme et du fauvisme. Le Centre Pompidou se concentre ici sur ses œuvres réalisées avant la Première Guerre mondiale. Derain n’a alors même pas 30 ans et, déjà, une personnalité forte et atypique qui se dégage de ses réalisations. Inventeur, expérimentateur, découvreur, il est tout cela à la fois… Alors que la période est à la consécration de l’impressionnisme, aux couleurs douces et aériennes, ses peintures détonnent. Les couleurs sont vives, explosives, joyeuses, elles jaillissent de la toile, fougueuses et chaleureuses. Le fauvisme est né.

Sous le commissariat de Cécile Debray, assistée de Valérie Loth, l’exposition retrace les étapes de cette décennie de toutes les audaces, alors que le peintre participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux. Du fauvisme au cubisme cézanien jusqu’au réalisme magique, ce sont 70 toiles, de nombreuses sculptures et gravures, dessins, documents, archives, carnets et céramiques qui sont présentés, témoins tangibles de cette décennie de créativité exacerbée. Un rapport particulier au réalisme et un attrait certain pour les arts dits « primitifs » apparaissent déjà comme évidents, avec notamment la présentation d’objets inspirants retrouvés dans l’atelier de l’artiste, comme ces sculptures africaines et océaniennes et ce corpus fourni de photographies. Temps forts de la visite ?  La production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.

« Ce qu’il faut, ce serait de rester éternellement jeune, éternellement enfant : on pourrait faire de belles choses toute sa vie. Autrement, quand on se civilise, on devient une machine qui s’adapte très bien à la vie et c’est tout. » Derain, lettre à Vlaminck, été 1907.

 

André Derain – La décennie radicale. 1904-1914
Du 4 octobre 2017 au 29 janvier 2018
Tous les jours de 11h à 21h
Nocturne jusqu’à 23h tous les jeudis soirs

Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris

Plus d’informations, ici !

© Photographies – Vue de l’exposition : Anne Salgado

en_savoir_plus

Facebook
Twitter
LinkedIn
Google+
https://cultureasy.media/2017/12/20/andre-derain-la-decennie-radicale-1904-1914/
INSTAGRAM

A propos de l’auteur Raphaèle Santamaria

La Rédac'

Laisser un commentaire