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Du 7 au 22 décembre prochain, l’univers poétique d’Alex Sandor est à découvrir à l’Alimentari, dans le 11e à Paris, dans le cadre de l’exposition « Traces de Mouvements »… 

Des nuances de gris, de bleu, de rose… des dilutions de peinture qui éclosent de ci de là telles des fleurs entrouvertes… des personnages, adultes ou enfants, des animaux, en ombres chinoises… Ainsi se composent les aquarelles aériennes d’Alex Sandor, dans un souci constant de capter l’énergie de la vie, et de coucher sur papier un présent devenu passé…

Rencontre…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, je m’appelle Alexandre, je vis à Paris depuis 20 ans et travaille dans le domaine de la mise en scène cinéma et fiction. Je pratique l’image artistique de manière pluridisciplinaire entre films, photo et peinture, et ce depuis l’adolescence.

D’où te vient cette envie de création ?
Je n’ai jamais cessé de créer depuis l’enfance. Je passais mon temps à imaginer des histoires en mettant en scène des personnages ou en dessinant de multiples sujets provenant de différents univers. Cette volonté créatrice, nous l’avons tous depuis notre enfance, d’une manière ou d’une autre. Je m’efforce, depuis que je suis devenu adulte, à ne pas couper le fil qui me relie à l’imaginaire de mon enfance et à le faire évoluer.
Écrire, filmer, photographier, dessiner sont des outils essentiels à satisfaire les inspirations et les idées que je désire voir prendre vie dans la matière.
La peinture, contrairement à la photographie ou au cinéma, ne nécessite pas nécessairement de support technologique ou électrique, ni la collaboration d’intermédiaires. On se retrouve seul dans un moment privilégié avec soi-même, pour créer un objet artistique du début à la fin. Le rapport entre l’inspiration créatrice et le support matériel est immédiat. On est connecté directement à ses idées et ses sensations. À la fois rassurante et méditative, cette activité m’apporte un équilibre et une plénitude qui me servent dans ma vie quotidienne.

Quelles sont les techniques que tu utilises ?
Le travail présenté est essentiellement de l’aquarelle sur papier à grain. Je fabrique un fond en lavis en créant des réactions entre eau et pigment. Ensuite, je dessine un modèle tiré d’une photo. Puis, en passant plusieurs couches de gris de Payne, allié une nouvelle fois à l’eau, je fais naître les effets de vapeur, de dissolution sur le papier.

Certains artistes t’ont-ils influencé ?
Non, pas vraiment pour ce que je présente actuellement, même s’il y a forcement une multitude d’influences m’accompagnant en permanence et depuis toujours…
J’ai toujours été fasciné par les travaux de Gerhard Richter, Paul Klee, Turner, Basquiat, Rothko…

Certains sujets semblent revenir régulièrement dans tes créations… L’enfance, la femme, la rêverie… quel est le sujet ou le thème que tu préfères étudier ?
Oui, il y a un rapport à l’enfance dans le voyage imaginatif qui nous amène à créer un univers. Enfant, je dessinais beaucoup et cette activité me procurait une certaine paix et me rassurait.
Il y a aussi un travail sur le thème de la mémoire, du souvenir… Les détails qui s’estompent et font place à une silhouette, une forme qui peu à peu s’efface et s’évapore. Le mouvement, la contorsion, l’impulsion, l’élan reviennent régulièrement dans mes dessins car ils sont des témoins de l’énergie de vie.
Le noir, quant à lui, est à la fois vide et plein, densité de matière et antimatière, source de création et de destruction. Il est une ouverture, une porte entrouverte sur une autre dimension, une densité tel un trou noir qui aspire le regard vers un au-delà.

D’où te vient l’inspiration ? De tes lectures, de visuels, de photographies ?
Je me sers principalement de photographies constituant déjà un arrêt du temps, une période révolue avec des formes et des mouvements qui se sont déjà envolés dans le souvenir. Mais c’est surtout mon inconscient qui fait rejaillir des visions et des images, à d’autres représentations et visuels déjà vus dans la vie réelle.

Entre fantasmagorie, féérie et illusions, gageons que cette exposition tout en douceur éveillera en vous des souvenirs d’enfance et se fera miroir de vos rêveries d’adultes… À ne pas manquer.

Traces de Mouvements
Du 7 décembre 2017 au 22 décembre 2017

L’Alimentari
64, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris

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A propos de l’auteur Raphaèle Santamaria

La Rédac'

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