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Les œuvres de l’artiste indienne Nalini Malani sont à découvrir jusqu’au 8 janvier 2018 au centre Pompidou ! En collaboration avec le Castello di Rivoli, musée d’Art contemporain de Turin, « La Rébellion des Morts, rétrospective 1969-2018 » s’annonce comme une exposition poignante et engagée… 

Née à Karachi, au Pakistan, en 1946, Nalini Malani fait partie de ces figures majeures de la scène artistique indienne. Pour comprendre d’où lui vient cette inspiration inépuisable, il faut remonter le temps, jusqu’à la période où la jeune femme se nourrit de ses voyages et de nouvelles cultures, à Paris et Tokyo notamment. Alors qu’elle installe son premier atelier au Bhulabhai Memorial Institute de Bombay en 1964, elle fréquente en parallèle la Sir Jamshedjee Jeejeebhoy School of Art de Bombay. En 1969, elle ressortira diplômée de cette école d’art formant à la peinture à l’huile selon les traditions européennes, puis viendra étudier les beaux-arts à Paris grâce à l’obtention d’une bourse accordée par le gouvernement français. Aujourd’hui, c’est en pionnière du film, de la photographie, de l’art vidéo et de la performance indienne que l’artiste et ses cinquante années de création sont présentées au Centre Pompidou.

Dans une Inde affaiblie par les nombreux changements politiques et submergée par une mondialisation en perpétuelle expansion, Nalini Malani se fait l’écho de la remise en question de la place de la femme dans le monde. Personnages mythiques, stéréotypes culturels, condamnation de la violence, dénonciation de l’exploitation des populations asservies par les croyances populaires… le travail mené par l’artiste est aussi vaste que sont multiples les sujets à dénoncer. Au travers de nombreuses collaborations réalisées avec des artistes et intellectuels issus de domaines variés, tels Alaknanda Samarth (actrice), Anuradha Kapur (directeur de théâtre), Harada Nobuo (danseur) et Arjun Appadurai (anthropologue et sociologue), l’artiste indienne prouve sa volonté d’étendre le champ des possibles en matière de création artistique.

Pour cette première rétrospective en France, puis en Italie en 2018, est présentée une importante partie de ses œuvres, de 1969 à nos jours. All We Imagine as Light (séries de peintures), Traces (dessin mural éphémère), un ensemble de films en 16 mm noir et blanc récemment découverts et Remembering Mad Meg (théâtre d’ombres/vidéo) font partie des œuvres exposées dans un parcours qui invite à méditer sur la place des femmes dans le monde et sur l’Inde depuis la partition du pays en 1947.

La Rébellion des Morts, rétrospective 1969-2018
Jusqu’au 8 janvier 2018
Tous les jours sauf le mardi, de 11h à 21h

Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris

Plus d’informations, ici !

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