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Des sculptures de Bourdelle se dégagent cette force inhérente aux réalisations des élèves de Rodin… Une puissance et une beauté presque brutale émanent de ses œuvres, à découvrir au musée qui porte son nom jusqu’au 4 février 2018 dans le cadre de l’exposition « Bourdelle et l’antique : une passion moderne » … 

 

Né à Montauban le 30 octobre 1861, Émile-Antoine Bourdelle révèle dès son enfance des aptitudes pour le dessin. À l’âge de 13 ans, alors qu’il travaille comme apprenti aux côtés d’un père ébéniste, il suit également les cours de dessin de la ville qui l’a vu naître, et s’initie à la technique du modelage. Ses dispositions toutes particulières et son talent lui valent en 1876 l’obtention d’une bourse et du concours d’admission à l’École des beaux-arts de Toulouse, dans laquelle il étudiera pendant huit ans. Après deux années passées à l’atelier d’Alexandre Falguière, il s’installe à l’adresse du musée d’aujourd’hui, 16 impasse du Maine. C’est en 1893 que Rodin l’engagera comme praticien et que naîtra une collaboration faste et prospère, jusqu’en 1908. Parallèlement, en 1900, ils fonderont avec le sculpteur Desbois une école à Montparnasse, mais Bourdelle, désireux de s’émanciper, s’affranchit de la technique de son professeur. Tête d’Apollon (1900-1909), le bronze de Pallas (1901-1902), Héraklès archer (1906-1909), La Vierge à l’offrande (1919-1923), La France (1925), Le Monument au général Alvéar (1926) sont autant d’œuvres représentatives de l’étendue des talents de Bourdelle qui compta, parmi ses élèves, Alberto Giacometti, Germaine Richier, Vieira da Silva et Otto Gutfreund.

 

L’exposition vous emmène à la rencontre de ce grand sculpteur, vous révélant aussi sa fascination pour le mysticisme de la mythologie grecque. Le regard se pose alors sur Apollon, Athénée et Héraclès, s’attarde sur les formes esthétiques de ses statues, dont les origines antiques ont été réinterprétées, et se délecte de la beauté des créations d’amis de l’artiste mais aussi de ses contemporains. Modigliani, Zadkine, Picasso, Brancusi, Cézanne, Matisse et Maillol — pour ne citer qu’eux — se dévoilent dans un tourbillon de peintures et de sculptures. Sous le commissariat de Claire Barbillon (professeur à l’université de Poitiers et à l’École du Louvre, Jérôme Godeau et Amélie Simier, conservateur général du patrimoine et directrice du musée Bourdelle), près de 150 œuvres vous attendent dans le cadre d’un parcours explorant la mode de l’antique de la fin du XIXau début du XXe siècle, le travail d’Antoine Bourdelle représentant la majeure partie de cette exposition grandiose.

Bourdelle et l’antique : une passion moderne
Jusqu’au 4 février 2018
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h

Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle
75015 Paris

Informations pratiques, ici !

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A propos de l’auteur Raphaèle Santamaria

La Rédac'

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