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Le 24 novembre prochain marquera les vingt ans de la disparition de Barbara. L’aigle noir s’est envolé, laissant derrière lui une génération marquée à jamais par ses sublimes compositions. Afin de rendre hommage à cette grande dame de la chanson française, La Philharmonie lui consacre une importante rétrospective, du 13 octobre 2017 au 28 janvier 2018… 

Née le 9 juin 1930, l’auteur, compositeur et interprète de Göttingen, Dis, quand reviendras-tu ?, Nantes, Marienbad, ou encore L’Aigle noir et Ma plus belle histoire d’amour, disparaît le 24 novembre 1997, laissant derrière elle un public désemparé, fidèle des premières lueurs de sa carrière au crépuscule de sa vie. Ce même public avec lequel la chanteuse entretenait des rapports privilégiés, à l’image de ses concerts transformés en intenses moments de communion. Véritablement révélée au grand public en 1963 grâce à Georges Brassens lui proposant la première partie de son prochain spectacle à Bobino, le public est conquis et la critique unanime : sa prestation est qualifiée de prouesse, Barbara fascine. Le 14 mars 1965, elle reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros pour son premier album, Barbara chante Barbara.  Une carrière couronnée de succès s’ouvre alors à celle pour qui « ce métier [était] une religion, une religion d’amour ».

La Philharmonie propose la plus importante exposition jamais consacrée à la vie et à la carrière de Barbara… En partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel et sous le commissariat de Clémentine Deroudille, la rétrospective éclipse l’image d’une femme vêtue de noir ne chantant que la tristesse… Au travers de nombreuses photographies (Robert Doisneau, Jean-Pierre Leloir et Just Jaeckin), vidéos d’archives, dessins, correspondances et une mise en scène théâtrale orchestrée de main de maître par Christian Marti (grand décorateur de cinéma français) et Antoine Fontaine (immense scénographe), une femme lumineuse, sensuelle et épanouie se dessine. Loin de cette image ténébreuse et mélancolique qu’on lui connaît, elle s’est également tournée vers le cinéma et le théâtre, faisant de sa vie une œuvre d’art. De son enfance, époque où l’artiste s’appelait encore Monique Serf, de ses premiers pas sur la scène bruxelloise, de son envolée parisienne, se retient le visage d’une femme aux grands yeux noirs qui a su s’imposer comme un mythe de la chanson française, au même rang que des monstres sacrés comme Brel et Brassens. L’exposition permet d’en apprendre encore un peu plus sur la mystérieuse et envoûtante Barbara qui milita tout au long de sa vie pour de grandes et nobles causes, venant en aide aux autistes, aux prisonniers, aux prostituées et aux malades du sida.

« Je ne suis pas une grande dame de la chanson, je ne suis pas une tulipe noire, je ne suis pas poète, je ne suis pas un oiseau de proie, je ne suis pas désespérée du matin au soir, je ne suis pas une mante religieuse, je ne suis pas dans les tentures noires, je ne suis pas une intellectuelle, je ne suis pas une héroïne, je suis une femme qui chante ! »
Si la femme, un jour, s’en est allée… le mythe, lui, subsiste à jamais.

Barbara
Jusqu’au 28 janvier 2018

Philharmonie de Paris
221 avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Infos pratiques ici !

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A propos de l’auteur Raphaèle Santamaria

La Rédac'

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