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Le 14 avril 2016, le monde perdait l’un de ses immenses photographes, Malick Sidibé. Disparu à l’âge de 81 ans, l’artiste malien, né à Soloba en 1935, laisse derrière lui un témoignage inestimable de la jeunesse bamakoise de la fin des années 50 et des années 60… 

Tout d’abord remarqué pour ses talents de dessinateur, il intègre l’École des Arts et des Artisans soudanais de Bamako d’où il sortira diplômé en 1955. Abandonnant sa formation de bijoutier, il ouvre en 1962 le Studio Malick au centre de Bamako, consécration de plusieurs années passées à se former auprès de Gérard Guillat dit « Gégé la Pellicule ». Très impliqué dans la vie sociale et culturelle de la capitale malienne, au sein de laquelle règne une effervescence toute particulière à l’approche de l’Indépendance, il devient peu à peu un personnage incontournable auprès des jeunes de la ville. En 1957, il est alors l’unique reporter à couvrir l’ensemble des évènements et soirées se déroulant jusqu’au lever du jour et s’achevant sur les berges du fleuve Niger.

Ces fêtes virevoltantes sont à l’image de la jeunesse des sixties, une population qui festoie tout au long de la nuit, au rythme des danses venues d’Europe et de Cuba, et reproduisant l’élégance des codes vestimentaires de la mode occidentale. Celui que l’on surnomme « l’œil de Bamako » délivre des images d’une force rare, celle d’une époque enjouée, insouciante et spontanée. Son talent est célébré dans le monde entier dès les années 90, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, notamment grâce au galeriste et spécialiste de la photographie africaine, André Magnin. En 2007, il reçoit le Lion d’Or à la biennale de Venise, une consécration.

Après avoir été, en 1995, la première institution à exposer le travail du photographe malien, la Fondation Cartier pour l’Art contemporain lui rend hommage, un an et demi après sa mort, dans une exposition monographique, hors des terres africaines. La rétrospective Mali Twist, accompagnée d’un ouvrage (le tout conçu et dirigé par André Magnin en collaboration avec Brigitte Ollier), présente une importante sélection de 250 photographies vintage et de portraits en noir et blanc, retrouvés dans les archives de l’artiste. Des personnages immortalisés lors des soirées bamakoises, se dégagent joie de vivre et fougue propre à l’insouciance de la jeunesse, cette période de la vie où tout semble possible.

« […] un personnage définitivement entré dans l’histoire par une œuvre d’une générosité, d’une intensité et d’une acuité absolument extraordinaires. » Quoi de mieux que les paroles de celui qui l’a révélé au grand public, André Magnin, pour résumer la beauté de l’œuvre de l’immense Malick Sidibé…

Mali Twist
Du mardi au dimanche de 11h à 20h – Le mar. jusqu’à 22h
Visite guidée gratuite du mardi au vendredi à 18h

Fondation Cartier pour l’art contemporain
Du 20 octobre 2017 au 25 février 2018
261 boulevard Raspail
75014 Paris

Infos pratiques, ici !

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